Le tribunal de grande instance de Nanterre (Paris) a condamné le 29 septembre 2023, la Société financière du caoutchouc (Socfin), maison-mère de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), à payer 140 000 euros, soit 91,9 millions de FCFA à 145 villageois de Kribi, dans le Sud Cameroun. Ceux-ci assurent que Bolloré contrôle la Socapalm à travers Socfin. Et de ce fait, le groupe français est responsable des désagréments que leur cause l’exploitation des palmeraies par la Socapalm au nom du « devoir de vigilance » sur ses activités.
La loi de 2017 sur le « devoir de vigilance » oblige les multinationales françaises de s’assurer que leurs filiales, directes ou indirectes, leurs sous-traitants et fournisseurs, respectent les droits humains, les libertés fondamentales, la santé, la sécurité des personnes et l’environnement.
En fin d’année dernière, la cour d’appel de Versailles (ouest de Paris) a reconnu que les activités de la Socapalm sont « susceptibles de porter atteinte aux droits fondamentaux » des demandeurs « notamment à leur droit à un environnement sain ». Elle a donc demandé la production des procès-verbaux des assemblées générales de Socfin et Socapalm des quatre derniers exercices afin de déterminer le rôle exact joué par le groupe Bolloré en leur ...