La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale veut franchir une nouvelle étape dans la gouvernance de ses ressources extractives. Du 20 au 25 avril 2026, Douala a abrité une concertation régionale consacrée à la finalisation de l’avant-projet d’un Code minier communautaire applicable aux six États membres de la Cemac : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad. Cette réunion s’inscrivait dans un processus de convergence juridique visant à doter la sous-région d’un cadre minier plus stable, plus lisible et plus attractif pour les capitaux.
Autour de la Commission de la Cemac, les travaux réunissent des experts nationaux, des parlementaires, des représentants des administrations minières, du secteur privé, de la société civile, ainsi que des institutions financières régionales, dont la Beac, la Cosumaf et la Bvmac. L’enjeu est d’intégrer les contraintes propres à chaque État tout en limitant les écarts réglementaires qui freinent la lisibilité du secteur pour les investisseurs.
Le futur dispositif communautaire vise notamment à harmoniser les législations nationales, à renforcer la transparence dans l’octroi et la gestion des titres miniers, ...