Créée le 4 mai 2026 par décret présidentiel en remplacement d’Energy of Cameroon (Eneo), la Société camerounaise d’électricité (Socadel) hérite d’une situation financière particulièrement fragile, marquée par un déséquilibre structurel et un endettement massif qui compromettent le bon fonctionnement du secteur.
À ce jour, l’encours global de la dette d’Eneo est estimé à près de 850 milliards de FCFA. En outre, « chaque mois, on enregistre un écart entre les recettes collectées et les dépenses à couvrir qui s’élève à 13 milliards de FCFA en moyenne », révèle le Plan de restructuration d’Eneo 2026-2028.
Selon ce document, la société en charge de la distribution de l’électricité émet une facturation réelle moyenne mensuelle de 40 milliards de FCFA, mais n’en recouvre effectivement que 31 milliards. Dans le même temps, ses charges mensuelles atteignent 44 milliards de FCFA.
Dans le détail, la facturation réelle moyenne mensuelle se répartit de la manière suivante : 33 milliards de FCFA pour les ménages et les industriels ; 3 milliards pour les administrations publiques et les collectivités territoriales décentralisées ; 3,5 milliards pour les entités publiques, parmi lesquelles Alucam, Camwater, Camtel, Sonara, la CRTV, les hôpitaux et les universités ; et 0,5 milliard pour les autres clients particuliers en haute tension, ...