Dans une correspondance adressée au ministre de l’Eau et de l’Énergie après la 14e session du conseil d’administration de la Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), tenue en septembre 2025 à Paris, le président du conseil d’administration, Ahmad Tom, alerte sur plusieurs fragilités du projet de barrage de Kikot. Le document met en avant des risques liés au coût, au calendrier, à certains choix techniques et à la gouvernance du projet, au point de recommander à l’État d’étudier des scénarios de repli.
Premier sujet d’inquiétude : le coût. À ce stade, le projet est évalué à 1 620 milliards de FCFA, soit un niveau proche du double de celui de Nachtigal, pour une puissance annoncée de 500 MW, supérieure d’environ 20 % à celle de ce dernier. Le PCA explique cette dérive par l’inflation intervenue depuis les premières estimations et par la complexité du site. Il cite aussi, à titre de comparaison, le barrage de la Renaissance en Éthiopie. Mais ce parallèle doit être manié avec prudence, les caractéristiques techniques et financières des deux ouvrages n’étant pas nécessairement comparables.
Sur ce point, un cadre du projet rappelle d’ailleurs que le coût final n’est pas encore arrêté. Selon lui, ...