Fermée au Cameroun depuis 2009, à la suite de manquements aux exigences d’hygiène relevés dans la filière, la porte du marché européen pourrait à nouveau s’entrouvrir pour la crevette camerounaise. Pour y parvenir, les acteurs du secteur misent désormais sur l’expertise du Centre Pasteur du Cameroun, appelé à contribuer à la remise à niveau sanitaire de toute la chaîne de valeur.
Cette initiative est portée par FISH4ACP, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle vise à restaurer la crédibilité du dispositif camerounais de contrôle sanitaire, condition indispensable à un retour sur les marchés premium de l’Union européenne, mais aussi des États-Unis, eux aussi fermés à la crevette camerounaise.
Le Centre Pasteur du Cameroun a ainsi été sollicité pour élaborer un manuel recensant les prérequis nécessaires au respect des exigences sanitaires des marchés internationaux. L’enjeu est d’encadrer plus rigoureusement l’ensemble de la filière crevettière, depuis la pêche jusqu’à l’exportation, en passant par la conservation, la transformation et le conditionnement.
À chaque maillon, l’objectif est le même : réduire les risques biologiques, chimiques et physiques susceptibles de compromettre la conformité des produits. En clair, la filière ...