Dans le cadre du processus de réformes foncières engagé par le gouvernement, qui doit aboutir à un Document de politique nationale en matière foncière et domaniale ainsi qu’à la finalisation du Projet de loi portant régime foncier et domanial au Cameroun, le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf) a déjà émis cinq lettres circulaires destinées à renforcer les lois en préparation. L’une d’elles, datée du 26 décembre 2025, consacre désormais l’obligation de la « lettre de non-objection » ou « d’objection motivée » des chefs traditionnels de 1er degré pour toute demande d’immatriculation ou de concession portant sur une parcelle de terrain d’une superficie supérieure à 10 hectares.
Pour le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, il s’agit d’une « prérogative forte » accordée aux chefs traditionnels pour « protéger l’espace vital des populations contre les accaparements excessifs des terres ».
Présidant, le 27 février à Yaoundé, un atelier de présentation de ces instruments, élaborés avec le concours technique et financier de la coopération allemande, Henri Eyebe Ayissi a précisé que le gouvernement s’orientait vers un « plafonnement des superficies susceptibles de faire l’objet d’une attribution en propriété des dépendances du domaine national au profit d’une ...